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Communiqué de presse Sion, Suisse, et Paris, France, 16 janvier 2017

Découverte d’un très probable portrait photographique inédit de Frédéric Chopin (1810-1849)

Surprise de taille et émotion dans le monde du piano classique ! Une image inédite et du plus grand intérêt a été découverte chez un particulier par un fin connaisseur de Frédéric Chopin, M. Alain Kohler, un physicien suisse. Celui-ci a mené une enquête approfondie avec M. Gilles Bencimon, Radio France Internationale, lui-même passionné du musicien. Les deux chercheurs sont arrivés à la conclusion qu’il s’agit selon toute vraisemblance d’une reproduction photographique d’un daguerréotype inconnu jusque-là de Chopin. Certainement effectué vers 1847 dans l’atelier de Louis-Auguste Bisson, ce cliché ne serait que le troisième portrait photographique connu du compositeur. M. Alain Kohler n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il avait découvert il y a deux ans, chez son propriétaire allemand, le piano à queue Pleyel n°11265 qui fut celui de Chopin à l’hiver-printemps 1844-45 au Square d’Orléans à Paris.

Deux photographies connues à ce jour

Des deux daguerréotypes originaux de Chopin, perdus pendant la seconde guerre mondiale, on ne connaît que des reproductions. Pris entre 1840 et 1845, le premier est d’une qualité relativement médiocre. Réalisé vers 1847, le deuxième, universellement connu, montre le pianiste psychologiquement tourmenté et physiquement marqué par la maladie. On sait qu’il fut réalisé dans l’atelier parisien de Louis-Auguste Bisson.

Découverte chez un particulier

Un pur hasard est à l’origine de cette découverte. C’est lors d’une rencontre avec un particulier mélomane qu’en discutant dans son salon, M. Kohler remarque au mur l’image troublante d’un personnage encore assez jeune, élégant et au visage sombre. Familier de longue date avec les portraits de Chopin, M. Kohler fait immédiatement le rapprochement et s’interroge. Conscient que l’image est inconnue de l’iconographie chopinienne, il convainc son propriétaire de l’autoriser à faire une copie du document en vue de l’étudier attentivement. Il contacte alors plusieurs spécialistes dans différents domaines et se fait activement aider par M. Gilles Bencimon pour tenter d’authentifier le document.

Eléments concordants, présomption renforcée

Des comparaisons minutieuses avec d’autres portraits du compositeur - photographiques, peints, dessinés, sculptés - sont effectuées parallèlement par Messieurs Kohler et Bencimon. La confrontation des analyses poussées, tant dans l’aspect général que dans les moindres détails (pris isolément puis de nouveau rapportés à l’ensemble, à l’appui des connaissances), laisse bientôt peu de place au doute : physique, expression, vêtements, marques distinctives, proportions et jusqu’au décor visible, permettent d’aboutir à la quasi- certitude qu’il s’agit bien de Chopin !

Eventualité d’un faux peu crédible

Dans le cadre - qui n’a pas été négligé - d’une étude critique du cliché (non original), il a été envisagé par Alain Kohler et Gilles Bencimon de l’éventualité d’une reproduction picturale destinée à simuler une nouvelle photographie de Chopin. Or l’analyse objective point par point des différents paramètres - convergences et divergences entre l’image inédite et le cliché « officiel » bien connu de Louis-Auguste Bisson, non moins que la technique elle-même et la texture du document, sans en exclure l’aspect sensible - permet aujourd’hui de penser qu’un faux est hautement improbable.

Un troisième daguerréotype

Il est notamment constaté qu’à l’évidence l’image découverte, possiblement recadrée, présente un décor identique à celui du célèbre daguerréotype de Chopin par Bisson, non moins que d’autres portraits anonymes réalisés par le photographe : nous serions donc bel et bien en présence d’une reproduction photographique tout au moins d’un second daguerréotype de Chopin pris dans ce même atelier parisien toujours vers 1847, soit à une époque où le musicien porte ostensiblement - au physique et au moral – les stigmates de la maladie et l’abattement. On insiste sur cet aspect particulièrement commun aux deux clichés. Si Chopin lui-même ne mentionne pas l’existence de daguerréotypes dans sa correspondance connue, il n’en est pas de même pour son élève et amie Jane Stirling (1804-1859) qui y fait explicitement référence, sans toutefois pouvoir identifier précisément les portraits évoqués après la mort du maître dans une lettre à sa soeur Ludwika Jedrzejewicz :

 « Dites à la chère Mère que les daguer. sont vraiment trop laids – ils ne ressembleront nullement à lui et à elle » (9 février 1850).

Une énigme demeure

L’original du très probable troisième daguerréotype de Chopin mis au jour a-t-il également disparu comme les deux autres déjà répertoriés ? Malgré leurs efforts et après avoir consulté diverses personnes et institutions autorisées, Messieurs Kohler et Bencimon, qui souhaitent faire partager cette découverte aux nombreux admirateurs du musicien à travers le monde, n’ont pu trouver trace d’un tirage original. A cet égard, ils restent ainsi ouverts à toute information susceptible d’en favoriser la localisation, voire, à défaut, la traçabilité.

Adresses de contact et références

Pour la Suisse : Alain Kohler, Sion, alain.kohler@tsv2net.ch

Pour la France : Gilles Bencimon, Paris, gb.chopin2016@free.fr

 

+d'infos: http://www.institutpolonais.fr/#/event/1731

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